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Je n'ignore pas que beaucoup d'artistes ne sont pas contre le Mp3 ou les P2p, mais là c'est bien une toute autre vision que celle des "Majors" et des Compagnies !
Avouer que mettre en ligne quelques songs d'un Album permet de gonfler les ventes est une annonce plutot agreable a entendre de la part d'un(e) Artiste ! N'en deplaise a la RIAA ou a la SACEM ... voila une Realité avec exemple a l'appuis
Une diatribe virulente et argumentée contre l'interdiction du téléchargement gratuit de musique sur Internet, par une artiste américaine, Janis Ian (www.janisian.com). Traduction : Alain Le Roux-Marini
à lire...
La débâcle de l'Internetune autre vision lundi 8 juillet 2002, par Janis IanTraduction : Alain Le Roux-Marini
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....L'hypothèse de départ de tout ce bourrage de crâne, c'est que l'industrie (et ses artistes) souffrent du téléchargement gratuit.N'importe quoi. Prenons mon expérience personnelle. Mon site (www.janisian.com ) fait en moyenne 75 000 hits par an. Pas mal pour quelqu'un dont le dernier tube remonte à 1975. Quand Napster marchait à fond, on recevait environ 100 hits par mois de personnes qui avaient téléchargé Society's Child ou At Seventeen gratuitement et qui avaient décidé qu'ils voulaient en savoir plus. Sur ces 100 là, (et il ne s'agit là que des 100 qui nous disaient comment ils avaient connu le site) 15 achetaient des CDs. Pas terribles comme ventes, hein? Aucune maison de disques n'est intéressée par 180 ventes supplémentaires annuelles. Mais… cela fait $2700, ce qui représente pas mal dans ma comptabilité. Sans compter ceux qui ont acheté les CDs dans les magasins, ou qui sont venus voir mes spectacles.
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Autre chose d'importance : dans l'hystérie du moment, tout le monde oublie la façon principale par laquelle un artiste a du succès – sa mise en évidence. Sans cela, personne ne vient aux concerts, personne n'achète les CDs, personne ne vous permet de gagner votre vie en faisant ce que vous aimez. A nouveau, mon expérience : durant mes 37 années en tant qu'artiste, j'ai créé plus de 25 albums pour des majors et je n'ai jamais reçu une seule fois un chèque de royalties qui ne montrait pas que je leur devais de l'argent. Ainsi, la majorité de mes gains provient de mes tournées de concerts, où je joue pour 80 à 1500 personnes par soir, en faisant mon spectacle. Je passe des heures chaque semaine avec la presse, j'écris des articles, je vérifie que l'information sur mes tournées est à jour sur mon site web. Pourquoi ? Parce que tout cela me met en évidence, me fait connaître auprès d'un public qui ne serait peut-être pas venu autrement. Alors, quand quelqu'un m'écrit pour me dire qu'il est venu voir mon spectacle parce qu'il avait téléchargé une de mes chansons et que cela avait aiguisé sa curiosité, je suis aux anges !Qui souffre des téléchargements gratuits ? A part une poignée de super-succès, comme Céline Dion, nul d'entre nous. Ca ne fait que nous aider.....
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Pour nous les artistes, il est absurde d'encourager – ou d'approuver – l'arrêt d'un tel système. Il est totalement stupide de se réjouir de la décision d'arrêt de Napster. C'en est myope et ignorant.La mise en valeur gratuite est pratiquement quelque chose qui appartient au passé pour les gens du spectacle. Réussir à faire passer un de ses disques à la radio coûte plus d'argent que la plupart d'entre nous rêve de jamais gagner. Le téléchargement gratuit donne une chance à tout autoproduit. Tout spectacle qui n'est pas signé par une major, quelle qu'en soit la raison, peut toucher littéralement des millions de nouveaux auditeurs, les incitant à acheter le CD et à venir aux concerts. Où d'autre un nouveau spectacle aura une telle mise en valeur ?Si l'on n'y prend garde, on va devenir comme Microsoft, insistant pour que tout foyer voulant une copie pour la voiture, ou les gosses, ou le lecteur de CD portable, acquière une licence pour de multiples copies.En tant qu'artistes, nous avons les oreilles des masses, nous avons la confiance des masses. En en parlant lors des concerts et dans la presse, nous pouvons faire beaucoup pour atténuer cette hystérie et jeter le blâme pour le triste état de notre industrie là où il le faut – au sein des maisons de disques, des programmateurs de radio et de notre propre incapacité apparente à nous organiser afin d'améliorer nos vies et celles de nos fans. Si nous ne prenons pas les rênes, personne ne le fera.
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l'aricle COMPLET : <A http://www.citizenjazz.com/article.php3?id_article=3456238
<A http://www.citizenjazz.com/
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